Les 70's
Pop Fashion
La « Pop Fashion » (ou mode pop) évoque immédiatement une collision joyeuse, vibrante et indissociable entre la culture populaire, la musique, les arts visuels et le vêtement. C’est un concept large qui traverse les décennies, mais qui repose toujours sur le même principe : rendre la mode accessible, expressive et le reflet direct de son époque.
1. L'explosion des Sixties et le Pop Art
Impossible de parler de Pop Fashion sans remonter aux années 1960. C’est le moment où la mode cesse de regarder uniquement vers les salons feutrés de la haute couture pour s’inspirer de la rue et du Pop Art (Andy Warhol, Roy Lichtenstein).
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Le style : Des robes trapèzes, des mini-jupes (merci Mary Quant), des motifs géométriques et des couleurs saturées (le fameux Color-block).
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L'esprit : Une mode jeune, audacieuse, souvent futuriste (comme les collections d'André Courrèges ou de Paco Rabanne), qui utilise des matériaux nouveaux comme le plastique ou le vinyle.
2. La fusion avec l'industrie musicale
La Pop Fashion, c’est aussi la mode dictée par les icônes de la musique pop. Chaque décennie a créé ses propres codes vestimentaires à travers ses stars :
- Les années 70 : c'est le triomphe de l'éclectisme. On passe sans transition d'une robe bohème en coton au total look lamé brillant ou au perfecto clouté.
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Les années 80 : L'extravagance de Madonna (dentelle, superpositions de bijoux, gants coupés) ou le style de Michael Jackson.
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Les années 90 / 2000 : Le minimalisme acidulé des Spice Girls, le denim total look de Britney Spears, ou le sportswear chic.
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Aujourd'hui : Des figures comme Dua Lipa, Harry Styles ou Taylor Swift, qui mélangent nostalgie vintage (le retour des années 2000 ou Y2K) et pièces de créateurs ultra-contemporaines.
3. La culture du « Statement » et de l'accessibilité
Contrairement à une mode intimidante ou trop conceptuelle, la mode pop est immédiate et lisible. Elle utilise des codes que tout le monde peut comprendre :
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Les logos et les graphismes : T-shirts à messages, imprimés de bandes dessinées, détournements de marques de grande consommation (comme la célèbre collection Moschino inspirée de McDonald's).
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L'audace et le fun : C'est une mode qui ne se prend pas trop au sérieux. Elle joue sur le second degré, l'ironie et l'expression de soi.
4. Un double tranchant contemporain
Aujourd'hui, l'expression peut aussi avoir une résonance plus commerciale et numérique. Elle évoque la façon dont les tendances naissent et meurent à la vitesse des réseaux sociaux (TikTok, Instagram), où un vêtement devient "viral" en quelques heures. C'est le triomphe du Mix & Match, où l'on associe une pièce de fast-fashion hyper populaire avec un accessoire de luxe ou une trouvaille vintage.
En résumé, la Pop Fashion, c'est la mode comme un divertissement. C’est un art visuel démocratique qui utilise le vêtement pour raconter une histoire légère, colorée et immédiatement connectée à l'air du temps.
Y a-t-il une époque, une icône ou un style particulier de cette culture pop qui vous intéresse ou que vous aviez en tête ?
5. Le vestiaire Hippie et "Flower Power" (Le début des 70s)
Prolongement direct de la fin des années 60, la mode pop s’imprègne de contestation, de nature et d'exotisme.
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La silhouette : C'est le règne absolu du pantalon "patte d'eph" (pattes d'éléphant), taille haute et ultra-moulant jusqu'aux genoux avant de s'évaser.
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Les matières et motifs : Le denim (souvent brodé, customisé ou usé), le daim avec des franges, le crochet, et les motifs psychédéliques ou floraux.
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L'esprit : Une mode décontractée, unisexe, qui puise son inspiration dans le monde entier (tuniques indiennes, caftans).
6. Le Glam Rock et le Space Age (Le milieu des 70s)
C'est sans doute la facette la plus théâtrale et artistique de la pop culture de cette décennie. La musique et la mode fusionnent pour dynamiter les codes du genre.
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Les icônes : David Bowie (et son alter ego Ziggy Stardust), Marc Bolan (T. Rex) ou encore les plateformes vertigineuses du groupe Abba.
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Le style : Totalement androgyne. Les hommes portent du maquillage, des paillettes, du satin, du lurex brillant, et des combinaisons futuristes moulantes. Les chaussures à semelles compensées (platform shoes) deviennent indispensables pour tout le monde, atteignant des hauteurs vertigineuses.
7. La fièvre du Disco et le Punk (La fin des 70s)
La fin de la décennie se sépare en deux énergies radicalement opposées, mais toutes deux profondément "pop" :
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Côté Dancefloor (Le Disco) : Le vêtement est fait pour briller sous la boule à facettes (le Studio 54 à New York). On adopte les matières synthétiques qui captent la lumière comme le jersey de soie, les paillettes, le lamé argenté ou doré, et les robes fluides de chez Halston. C'est l'époque du costume trois pièces blanc de John Travolta dans La Fièvre du samedi soir.
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Côté Rue (Le Punk) : Mené par Vivienne Westwood et Malcolm McLaren dans leur boutique londonienne SEX, le punk détourne les codes pop avec ironie. On déchire les T-shirts, on utilise des épingles de nourrice, du cuir noir, des chaînes, et on arbore des slogans provocateurs. C’est la naissance de la mode "anti-mode" qui va pourtant inspirer les plus grands créateurs.
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