Jouer et Apprendre ...
Principes de base (I)
Principes de base des ouvertures
- Placer ses pions au centre pour essayer de contrôler au mieux les cases d4, d5, e4 et e5.
- Sortir de préférence d’abord les cavaliers, ensuite les fous, puis la dame et placer les tours sur des colonnes ouvertes ou centrales.
- Empêcher l’adversaire de contrôler le centre grâce au développement des fous et des cavaliers.
- On peut aussi contrôler le centre en jouant latéralement (avec des fous développés en fianchetto par exemple).
- Penser à roquer pour protéger le roi. Les roques opposés donnent lieu à des parties plus agressives avec des attaques sur les ailes.
- Il est souvent dangereux voir déconseillé d'avancer le pion f dans l'ouverture. Cela crée une faiblesse sur notre roi, surtout coté noir.
- Il est souvent dangereux voir déconseillé d'avancer les pions protégeant le roque du roi.
- Il ne faut pas lancer d'attaque sans avoir fini le développement des pièces ou sans avoir roqué (sauf s’il y a une réelle opportunité tactique).
- Contrôler le maximum d’espace est important. Cela peut suffire dans l’ouverture pour prendre l’avantage. Il n’est pas nécessaire de lancer une attaque rapide.
- Si l'adversaire sort sa dame rapidement, cela peut être très dangereux pour lui. On peut gagner des temps sur la dame en développant ses pièces et ainsi avoir un avantage de développement.
Principes de base du milieu de partie
- Le fou est supérieur au cavalier dans les positions ouvertes, et inversement le cavalier est supérieur au fou dans les positions fermées. Pensez à ouvrir ou fermer la position en fonction de vos pièces et de celles de l’adversaire. Pensez à échanger les bonnes pièces selon les cas de figure, cela vous donnera un avantage certain !
- Le bon fou est celui de couleur opposée à votre chaîne de pion, et inversement le mauvais fou est celui de la même couleur que votre chaîne de pion. Pour éviter d’avoir un mauvais fou, il est possible de placer ce fou à l’extérieur de la chaîne de pion à l’ouverture.
- Quand on avance ses pions, on crée forcément des cases faibles. Il faut faire attention à ne pas laisser de belles cases pour l’adversaire. Et parallèlement, pensez à trouver les avants-postes pour vos cavaliers et fous quand l’adversaire avance les siens.
- Quand on a l’avantage matériel, il faut échanger les pièces. Moins il y a de monde sur l’échiquier, plus l’avantage se fera ressentir. Il faut également privilégier les variantes simples et sans surprise.
- Quand on est en infériorité matérielle, il faut garder le plus de pièces possibles sur l’échiquier. Pour tenter d’inverser la tendance, il est souvent bon de créer des situations complexes piégeuses pour l’adversaire.
- Si votre roi est en difficulté, il faut échanger les dames pour éviter les attaques redoutables.
- Si le roi adverse est à découvert, il faut absolument garder la dame car c’est une pièce qui devient très puissante. Refusez également autant que possible tout échange de pièce qui arrangerait I’adversaire.
- Quand une colonne s’ouvre ou menace de s’ouvrir, ne pas hésiter à replacer ces tours sur ces colonnes.
- Quand on a le contrôle d’une colonne ouverte, il est très puissant de doubler les tours pour un contrôle total.
- Il est important d’avoir un plan en milieu de jeu. Il ne faut pas jouer aléatoirement ! Identifier les faiblesses de l’adversaire (pions doublés, pions arriérés, pions isolés, avant-postes, cases faibles, couleurs faibles).
- Quand on se fait attaquer sur une aile, c’est souvent une erreur de tout miser sur la défense de cette aile. Les deux meilleures options sont soit de contre attaquer sur l’autre aile, soit d’ouvrir le centre.
- Quand on lance une attaque, il ne faut pas échanger les pièces pour garder une forte attaque. On n’échange que pour supprimer les forts défenseurs. En cas d’attaque avec les fous. bien penser à la couleur sur laquelle vous attaquez !
- Quand on défend, à l’inverse, on essaie d’échanger au maximum les pièces pour réduire la puissance de l'attaque adverse.
- Quand on a une position solide et qu’il n y a pas de jeu, il ne faut pas compromettre sa situation et préférer des coups d'attente à de mauvais coups !
- Quand un cavalier est mal placé, ne pas hésiter à jouer 2, 3 voir 4 coups pour le recycler sur une bonne case. Il faut identifier d’abord la case intéressante, puis trouver le chemin pour y arriver.
- Quand on ne sait pas quoi jouer, il faut améliorer la position de la pièce la plus mal placée. Une pièce qui ne joue pas est l’équivalent d'une pièce en moins !
- La prise des pions se fait généralement de l’extérieur vers l’intérieur. Ramener les pions vers le centre est souvent plus puissant en fin de partie.
- Après des échanges de pièces (fous contre cavaliers), nous prenons souvent l’avantage sur une couleur, et l’adversaire sur I'autre. I1 faut jouer sur la couleur ou l’on a le plus de force et toujours placer ses pions sur la couleur ou l’on est le plus faible.
- Éviter de placer des cavaliers au bord de l’échiquier (cavalier au bord : cavalier mort !).
- Les tactiques se méritent ! C’est en disposant bien ses pièces, en attaquant sur les bonnes couleurs et en développant harmonieusement son jeu que l’on pourra profiter d’une erreur de l’adversaire et gagner du matériel. Rien ne sert de se précipiter s’il n y a pas d’opportunités.
- Quand on gagne du matériel, on doit souvent re-stabiliser sa position. Ne pas hésiter à jouer des coups passifs après un gain pour ne pas laisser de failles pour 1’adversaire.
Principes de base dans la Finale
- Le roi est une pièce très forte en finale, il faut le centraliser rapidement. Une finale peut être gagnée par le premier joueur qui atteint le centre avec son roi.
- Si possible, il est très avantageux d’amener les tours sur la 7ème rangée.
- Pour faire un pion passé et arriver à dame, il faut avancer la chaîne de pion qui est majoritaire. Deux chaînes de pions égales numériquement vont souvent s’annuler l’une l’autre.
- Pour arrêter un pion passé, le meilleur positionnement est de mettre le roi devant et une tour derrière. De manière générale, passer la tour par derrière en finale est souvent une bonne manœuvre pour ramasser les pions.
- Si dans la finale il ne reste que des fous de couleurs opposées, il y a une très grande chance de faire nulle (même avec I ou 2 pions d’écarts). C'est une possibilité intéressante d’atteindre ce genre de finale quand on a un retard matériel !
- Si par contre, dans la finale, il reste des fous de couleurs opposées avec la présence d’au moins une tour, cela favorise les fortes attaques sur le roi pour les deux joueurs. Certains pions seront parfois impossible à défendre et il faut contra attaquer avec un jeu très dynamique.
- Quand on avance des pions liés, la tour doit supporter le pion de tête et non le pion arriéré.
- Quand on a un pion isolé, il faut garder le plus de pièces possibles sur l’échiquier pour le garder en vie et le rendre utile. Dans une finale ou il ne reste que les rois et les tours, le pion isolé sera plus facile à gagner.
- Si le roi reste sur la dernière rangée, ne pas oublier de lui créer une porte de sortie pour éviter les mats du couloir.
Principes de base (II)
Principes clés des ouvertures
Avant de plonger dans les ouvertures spécifiques, il est utile de rappeler quelques principes clés des ouvertures aux échecs. Ces sept principes sont transmis de génération en génération et sont utilisés par les Grands Maîtres depuis des siècles :
- Développer– La chose la plus importante à faire en début de partie est de développer ses pièces. Ne pas le faire permet à l’adversaire de contrôler le centre et de créer des attaques efficaces, tandis que le joueur sous-développé aura du mal à se positionner dans la partie.
- Ne pas sortir la Dame trop tôt– La dame est la pièce la plus puissante, mais la sortir trop tôt est souvent une erreur car elle doit être rigoureusement protégée, donnant à l’adversaire des opportunités de l’attaquer tout en développant ses propres pièces.
- Ne pas déplacer la même pièce deux fois– Déplacer la même pièce deux fois en ouverture est généralement une mauvaise idée car cela perd du temps et permet à l’adversaire de prendre de l’avance dans le développement de ses pièces.
- Éviter de faire trop de coups de pions– Les pions jouent un rôle important, mais en déplacer trop nuit au développement des pièces majeures comme les cavaliers et les fous.
- Développer vers le centre– Contrôler le centre est crucial pour gagner la partie. Les pièces doivent être développées de manière à contrôler les cases centrales.
- Roque rapide– Le roque protège le roi et doit idéalement être effectuée avant le dixième coup.
- Connecter les tours– Une ouverture réussie connecte les tours, permettant une protection mutuelle et une flexibilité stratégique.
Ouvertures populaires
- La Partie Écossaise
- Avantage :Ouvre rapidement des lignes pour les deux fous.
- Exemple de parties à étudier :Kasparov vs Karpov (1990), Paulsen vs Winawer (1882).
- La Partie Italienne
- Avantage :Contrôle du centre avec un développement rapide.
- Exemple de parties à étudier :Loyd vs Rosenthal (1867), Short vs Aleksandrov (2004).
- La Défense Sicilienne
- Avantage :Réponse populaire à 1.e4, jeu dissymétrique pour permettre un affrontement rapide.
- Exemple de parties à étudier :Fischer vs Saidy (1957), Polgar vs Sax (1990).
- La Défense Française
- Avantage :Solide pour les positions fermées, défie rapidement le contrôle du centre.
- Exemple de parties à étudier :Kosintseva vs Xu Yuhua (2006), Anastasian vs Lputian (2008).
- Le Système de Londres
- Avantage :Développement solide et sécurisé.
- Exemple de parties à étudier :Carlsen vs Caruana (2017), Kamsky vs Aseev (1986).
Principes tactiques
- Orienter vos chaines de pions en direction du roi adversaire.
- Dans les défenses « rampantes », les noirs échangeront rapidement une pièce mineure pour gagner de l’espace dans leur camp.
- Créer des chaines de pions liées… La stratégie du pion dame isolé est moins bonne[1] au cours du jeu que celle des pions liés.
- Le camp qui possède le pion dame isolé va devoir éviter les échanges, activer au maximum ses pièces et se lancer à l'attaque.
- Le camp qui joue contre le pion dame isolé va rechercher la simplification au maximum pour réduire les chances d'attaque adverses et transposera vers la finale, terrain idéal pour profiter de la faiblesse du pion.
- La structure de pion en d4-c4 est la meilleure contre un fianchetto noir avec g6, ainsi que d5-c5 contre le fianchetto blanc avec g3.
- Le camp qui possède le pion dame isolé va devoir éviter les échanges. Le camp qui joue contre le pion dame isolé va rechercher la simplification.
- Couleur des fous : lorsque vous perdez la paire de fous, aller jouer sur la couleur du fou qu’il vous reste, la couleur forte !
Le Calcul : tactiques en milieu de jeu
Il est important de PRENDRE LE TEMPS :
- De repérer les failles du camp adverse …
- Le roi est-il en sécurité ?
- Quels sont les pions, cases, pièces insuffisamment protégées, ou vulnérable ?
- Repérer les vis-à-vis (clouage, découverte, etc)
- Et donc d’organiser son calcul selon l’ordre suivant …
- Echecs
- Prises
- Menaces
[1] Toutefois Nimzowitsch affirme qu’elle n’est que « différente » et tout à fait jouable dans une approche hypermoderne
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