1. Les Académiques et Classiques
- Rubens — corps puissants, volupté baroque.
Les scènes mythologiques sont très présentes dans son œuvre, et Vénus semble tenir une place particulière au vu de sa récurrence dans ses tableaux
- Titien — sensualité, mythologie, chair vibrante
Tiziano. Vénus d'Urbin, 1538
Vénus et Adonis, 1554-70
Danae, 1553-54, Titien, Museo del Prado
Bacchus et Ariane, 1523
- Ingres — lignes pures, nus idéalisés
Il s’éloigne de son classicisme par son dévouement à un idéal de beauté fondé sur de difficiles harmonies de lignes et de couleurs
La Grande Odalisque, 1814
Le mot odalisque, du turc odalık, désigne une femme de chambre qui servait le harem du sultan
- Courbet — réalisme cru, vérité du corps
Courbet a créé de nombreux nus féminins, qui ont d'abord eu un effet provocateur sur les visiteurs de l'exposition du "Salon de Paris". Avec son travail audacieux et sa maîtrise des techniques de peinture
La Bacchante (entre 1844 et 1847)
- Bouguereau — perfection académique, douceur de la peau
Bourguereau était étroitement associé à l'Académie Julien, où il enseignait à des étudiants du monde entier. Parmi ses élèves se trouve Henri Matisse.
- Cabanel — nus mythologiques, élégance raffinée
Parmi ses étudiants, on trouve Gustave Courbet, qui a été au moins temporairement inspiré par Cabanel.
- Guillaume Seignac — académisme sensuel, décoratif, néo‑antique
Guillaume Seignac entre à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Gabriel Ferrier, de Tony Robert-Fleury, et de William Bouguereau qui exerce une grande influence sur lui, dans le choix des thèmes traités, la technique utilisée, et qui accorde une grande importance à la qualité du dessin.
L'Éveil de Psyché - Guillaume Seignac
La boîte à bijoux de Guillaume Seignac
- Henri Adrien Tanoux — académisme, orientaliste
Henri Adrien Tanoux - La Belle Esclave
Nu féminin, 1914 - Henri Adrien Tanoux
Nymphes dans une forêt
- François Boucher — Le maître du rococo gracieux
Diane sortant du bain, de François Boucher, 1742
François Boucher. Vénus demande à Vulcain des armes pour Énée, 1732
Portrait de Marie-Louis O’Murphy (nu sur un canapé) (1752) 🔗 François Boucher
François Boucher. Muse Clio
- Adolphe Lalyre (académiste, nu)
ADOLPHE LA LYRE (1850-1933) La Ronde des Sirènes, 1909
ADOLPHE LA LYRE (1850-1933) Sirènes Lutinées par les Amours
La Madeleine - Adolphe Lalyre
Les sirènes s'amusent - Adolphe Lalyre
- Giovanni Boldini : Un réalisme intime, sans symbolisme, proche de Boldini et Sargent
Aujourd'hui encore, il est fascinant de voir comment il a capturé et mis en valeur la beauté féminine, réussissant ainsi à révéler l'âme la plus intime et la plus mystérieuse des nobles dames de cette époque
- Édouard Manet : Ni académique, ni classique au sens strict, Manet occupe une place singulière. Rupture moderne, regard frontal
Edouard Manet est un peintre moderniste dont les œuvres ont été décisives pour le passage du Réalisme à l'Impressionnisme.
Les Ecoles de Peinture
-
Écoles florentine, romaine et vénitienne : Le nu y était le sujet académique par excellence. À Florence et Rome, l'étude de l'anatomie humaine et la redécouverte de la mythologie gréco-romaine ont placé le corps humain au cœur de la création (La Naissance de Vénus de Botticelli, la chapelle Sixtine de Michel-Ange). À Venise, Titien a imposé le nu féminin profane (La Vénus d'Urbin).
-
École de Fontainebleau : Le maniérisme français a largement cultivé un nu érotisé et sophistiqué (Gabrielle d'Estrées et une de ses sœurs), destiné à la cour royale.
Sabina Poppea, vers 1570, Maître de l’École de Fontainebleau
Dame à sa toilette, vers 1590, Maître de l’École de Fontainebleau
La naissance de l’Amour, vers 1560-1565, Maître de Flore
Vénus à sa toilette, vers 1550
Eva prima Pandora par Jean Cousin l'Ancien
-
École d'Anvers (Baroque flamand) : Rubens et son atelier ont fait du nu charnel, dynamique et expressif la signature du baroque flamand, souvent au service de grands sujets mythologiques ou religieux.
L'Union de la Terre et de l'Eau, de Pierre Paul Rubens
Diane et une nymphe surprises par un satyre - Antoine van Dyck
Ecoles de Barbizon, Ecouen, Pont-Aven
Jeune fille en vert par Camille Corot (Ecole de Barbizon)
Entrer dans le bain par Nicolae Grigorescu (Ecole de Barbizon)
Couseuse nue aux sabots - Auguste Etienne Baron (Ecole d'Ecouen)
Baigneuses à la vache rouge (1889) de Émile Bernard (Ecole de Pont-Aven)
2. Modernes (XIXe–XXe)
- Degas — nus intimes, gestes quotidiens, lumière subtile.
Edgar Degas a profondément renouvelé la représentation du nu à partir des années 1880 en abandonnant l'idéalisation académique pour saisir les femmes dans l'intimité brute de leur quotidien
Attente d'un client, 1876-1877
Femme s'habillant, 1885
- Klimt — érotisme doré, symbolisme.
Peintre symboliste autrichien, et l'un des membres les plus en vue du mouvement Art nouveau et de la Sécession de Vienne
- Paul Cézanne — nu structuré et architectural
Paul Cézanne est l'un des plus artistes les plus influents de l'histoire moderne de la peinture. Son travail et ses idées ont influencé le développement esthétique des artistes et mouvements artistiques du XXè siècle comme le cubisme et fauvisme.
- Renoir — sensualité lumineuse, carnation chaude.
Les Grandes Baigneuses 🔗 Auguste Renoir
Les Grandes Baigneuses de Pierre-Auguste Renoir, 1884
Pierre Auguste Renoir. Nu féminin, 1876
- Picasso — déconstruction, force expressive.
Pablo Picasso. Les Demoiselles d'Avignon, 1907
- Modigliani — nus allongés, lignes continues, mélancolie.
Nu couché (sur le côté gauche) de Modigliani
Vénus (nu debout), 1917 - Amedeo Modigliani
-
Egon Schiele — tension, fragilité, vérité psychique
Les peintures de nus d'Egon Schiele ont d'abord suscité l'indignation et le rejet. Comment un peintre pourrait-il oser montrer en public des représentations de corps nus aussi presque pornographiques ! Mais il s'est toujours intéressé à l'art réaliste. Comme les autres représentants de l'expressionnisme, il a rejeté la reproduction fidèle de la réalité. En tant qu'artiste, Egon Schiele a poussé à une interprétation abstraite de la réalité ; il voulait montrer les sentiments authentiques des femmes, des hommes, des enfants et des couples.
-
Henri Matisse — le fauvisme
Henri Matisse fit de la couleur le véhicule de la lumière, de la chaleur et d'une liberté qui ouvre même les intérieurs paisibles
Nu en rose, intérieur rouge - Henri Matisse
Odalisque assise - Henri Matisse
Henri Matisse, sans titre, 1927, collection particulière
3. Contemporains (XXe–XXIe)
- Lucian Freud — chair brute, vérité sans filtre.
- Jenny Saville — corps réels, massifs, identités
- David Hockney — intimité, couleurs vives.
- Marlene Dumas — émotion, ambiguïté, regard.
- John Currin — ironie, hyper‑stylisation du féminin.
- Lisa Yuskavage — féminité exacerbée, critique du regard.
- Cindy Sherman (photo) — mise en scène du corps et du regard.
- Nan Goldin (photo) — vérité intime, vulnérabilité.
Nu, le 17 juin 1984 - David Hockney • Collage
Northview (2000) - Lisa Yuskavage
Nus mixtes et érotisme : Nymphes, faunes et figures libres
Nus (Femmes dansant en cercle) de Francisco de Iturrino
« Adam et Ève » de FERNANDO BOTERO
Groupe de femmes amies de Lovis Corinth
Jeune fille nue par Lovis Corinth
Créez votre propre site internet avec Webador