1. Les Académiques et Classiques

  • Rubens — corps puissants, volupté baroque.

Les scènes mythologiques sont très présentes dans son œuvre, et Vénus semble tenir une place particulière au vu de sa récurrence dans ses tableaux

Peter Paul Rubens. L'Enlèvement des filles de Leucippe, 1617-1618

Peter Paul Rubens. Les Trois Grâces, 1630-1635

 Peter Paul Rubens. Bacchanalia, 1615

Le Jugement de Pâris — version de Madrid (vers 1636–1639)

  • Titien — sensualité, mythologie, chair vibrante

Tiziano, Vénus au miroir, 1555

Vénus Anadyomène, 1520-25

Tiziano. Vénus d'Urbin, 1538

Vénus et Adonis, 1554-70

Danae, 1553-54, Titien, Museo del Prado

Bacchus et Ariane, 1523

Diane au Bain Surprise par Actéon, 1556

Vénus avec un organiste et Cupidon, vers 1555

  • Ingres — lignes pures, nus idéalisés

Il s’éloigne de son classicisme par son dévouement à un idéal de beauté fondé sur de difficiles harmonies de lignes et de couleurs

Le mot odalisque, du turc odalık, désigne une femme de chambre qui servait le harem du sultan

  • Courbet — réalisme cru, vérité du corps

Courbet a créé de nombreux nus féminins, qui ont d'abord eu un effet provocateur sur les visiteurs de l'exposition du "Salon de Paris". Avec son travail audacieux et sa maîtrise des techniques de peinture

  • Bouguereau — perfection académique, douceur de la peau

Bourguereau était étroitement associé à l'Académie Julien, où il enseignait à des étudiants du monde entier. Parmi ses élèves se trouve Henri Matisse.

  • Cabanel — nus mythologiques, élégance raffinée

Parmi ses étudiants, on trouve Gustave Courbet, qui a été au moins temporairement inspiré par Cabanel.

Guillaume Seignac entre à l'École des beaux-arts de Paris dans les ateliers de Gabriel Ferrier, de Tony Robert-Fleury, et de William Bouguereau qui exerce une grande influence sur lui, dans le choix des thèmes traités, la technique utilisée, et qui accorde une grande importance à la qualité du dessin.

L'Éveil de Psyché - Guillaume Seignac

La boîte à bijoux de Guillaume Seignac


Salammbô, 1921 - Henri Adrien Tanoux

Henri Adrien Tanoux - La Belle Esclave

Nu féminin, 1914 - Henri Adrien Tanoux

Nymphes dans une forêt


Diane sortant du bain, de François Boucher, 1742

François Boucher. Vénus demande à Vulcain des armes pour Énée, 1732

François Boucher. Léda et le cygne, 1741

L'Odalisque (1749) 🔗 François Boucher

Boucher. Jupiter et Callisto, 1744

Portrait de Marie-Louis O’Murphy (nu sur un canapé) (1752) 🔗 François Boucher

François Boucher. Muse Clio


ADOLPHE LA LYRE (1850-1933) La Ronde des Sirènes, 1909

ADOLPHE LA LYRE (1850-1933) Sirènes Lutinées par les Amours

La Madeleine - Adolphe Lalyre

Les sirènes s'amusent - Adolphe Lalyre


  • Giovanni Boldini : Un réalisme intime, sans symbolisme, proche de Boldini et Sargent

Aujourd'hui encore, il est fascinant de voir comment il a capturé et mis en valeur la beauté féminine, réussissant ainsi à révéler l'âme la plus intime et la plus mystérieuse des nobles dames de cette époque


  • Édouard Manet : Ni académique, ni classique au sens strict, Manet occupe une place singulière. Rupture moderne, regard frontal

Edouard Manet est un peintre moderniste dont les œuvres ont été décisives pour le passage du Réalisme à l'Impressionnisme.

Les Ecoles de Peinture


  • Écoles florentine, romaine et vénitienne : Le nu y était le sujet académique par excellence. À Florence et Rome, l'étude de l'anatomie humaine et la redécouverte de la mythologie gréco-romaine ont placé le corps humain au cœur de la création (La Naissance de Vénus de Botticelli, la chapelle Sixtine de Michel-Ange). À Venise, Titien a imposé le nu féminin profane (La Vénus d'Urbin).

  • École de Fontainebleau : Le maniérisme français a largement cultivé un nu érotisé et sophistiqué (Gabrielle d'Estrées et une de ses sœurs), destiné à la cour royale.

Diane chasseresse, vers 1550

Sabina Poppea, vers 1570, Maître de l’École de Fontainebleau 

Dame à sa toilette, vers 1590, Maître de l’École de Fontainebleau

La naissance de l’Amour, vers 1560-1565, Maître de Flore

Vénus à sa toilette, vers 1550

Eva prima Pandora par Jean Cousin l'Ancien

  • École d'Anvers (Baroque flamand) : Rubens et son atelier ont fait du nu charnel, dynamique et expressif la signature du baroque flamand, souvent au service de grands sujets mythologiques ou religieux.

L'Union de la Terre et de l'Eau, de Pierre Paul Rubens

Diane et une nymphe surprises par un satyre - Antoine van Dyck

Ecoles de Barbizon, Ecouen, Pont-Aven

Jeune fille en vert par Camille Corot (Ecole de Barbizon)

Entrer dans le bain par Nicolae Grigorescu (Ecole de Barbizon)

Couseuse nue aux sabots - Auguste Etienne Baron (Ecole d'Ecouen)

Baigneuses à la vache rouge (1889) de Émile Bernard (Ecole de Pont-Aven)


2. Modernes (XIXe–XXe)

  • Degas — nus intimes, gestes quotidiens, lumière subtile.

Edgar Degas a profondément renouvelé la représentation du nu à partir des années 1880 en abandonnant l'idéalisation académique pour saisir les femmes dans l'intimité brute de leur quotidien

Attente d'un client, 1876-1877

Femme s'habillant, 1885

  • Klimt — érotisme doré, symbolisme.

Peintre symboliste autrichien, et l'un des membres les plus en vue du mouvement Art nouveau et de la Sécession de Vienne

Femme nue

Goldfish

Gustav Klimt -  Nuda Veritas

Allegorie de la sculpture

Paul Cézanne est l'un des plus artistes les plus influents de l'histoire moderne de la peinture. Son travail et ses idées ont influencé le développement esthétique des artistes et mouvements artistiques du XXè siècle comme le cubisme et fauvisme.

La tentation de saint Antoine, 1869 - Paul Cézanne 

Grandes baigneuses, 1903 - Paul Cézanne

  • Renoir — sensualité lumineuse, carnation chaude.

Les Grandes Baigneuses 🔗  Auguste Renoir

Les Grandes Baigneuses de Pierre-Auguste Renoir, 1884

Les Baigneuses (vers 1918), de Pierre-Auguste Renoir

Pierre-Auguste Renoir - Grand nu

 Pierre Auguste Renoir. Nu féminin, 1876

  • Picasso — déconstruction, force expressive.

Pablo Picasso. Les Demoiselles d'Avignon, 1907

  • Modigliani — nus allongés, lignes continues, mélancolie.

Nu couché (sur le côté gauche) de Modigliani

Vénus (nu debout), 1917 - Amedeo Modigliani

Femme nue assise

Les peintures de nus d'Egon Schiele ont d'abord suscité l'indignation et le rejet. Comment un peintre pourrait-il oser montrer en public des représentations de corps nus aussi presque pornographiques ! Mais il s'est toujours intéressé à l'art réaliste. Comme les autres représentants de l'expressionnisme, il a rejeté la reproduction fidèle de la réalité. En tant qu'artiste, Egon Schiele a poussé à une interprétation abstraite de la réalité ; il voulait montrer les sentiments authentiques des femmes, des hommes, des enfants et des couples.

Henri Matisse fit de la couleur le véhicule de la lumière, de la chaleur et d'une liberté qui ouvre même les intérieurs paisibles

Nu en rose, intérieur rouge - Henri Matisse

Odalisque assise - Henri Matisse

Henri Matisse, sans titre, 1927, collection particulière


3. Contemporains (XXe–XXIe)

  • John Currin — ironie, hyper‑stylisation du féminin.
  • Lisa Yuskavage — féminité exacerbée, critique du regard.
  • Cindy Sherman (photo) — mise en scène du corps et du regard.
  • Nan Goldin (photo) — vérité intime, vulnérabilité.

Nu, le 17 juin 1984 - David Hockney • Collage

Northview (2000) - Lisa Yuskavage 


Nus mixtes et érotisme : Nymphes, faunes et figures libres

Nus (Femmes dansant en cercle) de Francisco de Iturrino

« Adam et Ève » de FERNANDO BOTERO

Groupe de femmes amies de Lovis Corinth

Jeune fille nue par Lovis Corinth