1. Les Académiques et Classiques

  • Rubens — corps puissants, volupté baroque.

Peter Paul Rubens. L'Enlèvement des filles de Leucippe, 1617-1618

Peter Paul Rubens. Les Trois Grâces, 1630-1635

 Peter Paul Rubens. Bacchanalia, 1615

Le Jugement de Pâris — version de Madrid (vers 1636–1639)

Vénus, Cupidon, Bacchus et Cérès, 1613

Vénus frigida, 1614

Vénus et Adonis, 1614

La Toilette de Vénus, 1615

Vénus et Adonis, 1635

La Fête de Vénus, 1637

  • Titien — sensualité, mythologie, chair vibrante

Tiziano, Vénus au miroir, 1555

Vénus Anadyomène, 1520-25

Tiziano. Vénus d'Urbin, 1538

Vénus et Adonis, 1554-70

Danae, 1553-54, Titien, Museo del Prado

Bacchus et Ariane, 1523

Diane au Bain Surprise par Actéon, 1556

  Giorgione, Concert pastoral

  • Ingres — lignes pures, nus idéalisés

Jean-Auguste-Dominique Ingres. La Grande Odalisque, 1814

  • Courbet — réalisme cru, vérité du corps

Courbet a créé de nombreux nus féminins, qui ont d'abord eu un effet provocateur sur les visiteurs de l'exposition du "Salon de Paris". Avec son travail audacieux et sa maîtrise des techniques de peinture

  • Bouguereau — perfection académique, douceur de la peau

Nymphes et Satyre (1873) par Bouguereau

William Adolphe Bouguereau. Caïn et Abel, 1861

« Le Ravissement de Psyché » de WIilliam Adolphe Bouguereau

  • Cabanel — nus mythologiques, élégance raffinée

Alexandre Cabanel. La Naissance de Vénus, 1863

L'Éveil de Psyché - Guillaume Seignac

La boîte à bijoux de Guillaume Seignac


Diane sortant du bain, de François Boucher, 1742

François Boucher. Vénus demande à Vulcain des armes pour Énée, 1732

François Boucher. La Toilette de Vénus, 1751

François Boucher. Léda et le cygne, 1741

L'Odalisque (1749) 🔗 François Boucher

Boucher. Jupiter et Callisto, 1744

Portrait de Marie-Louis O’Murphy (nu sur un canapé) (1752) 🔗 François Boucher

François Boucher. Muse Clio

François Boucher. Le Triomphe de Vénus, 1740


  • Giovanni Boldini : Un réalisme intime, sans symbolisme, proche de Boldini et Sargent
  • Édouard Manet : Ni académique, ni classique au sens strict, Manet occupe une place singulière. Rupture moderne, regard frontal

Les Ecoles de Peinture


  • Écoles florentine, romaine et vénitienne : Le nu y était le sujet académique par excellence. À Florence et Rome, l'étude de l'anatomie humaine et la redécouverte de la mythologie gréco-romaine ont placé le corps humain au cœur de la création (La Naissance de Vénus de Botticelli, la chapelle Sixtine de Michel-Ange). À Venise, Titien a imposé le nu féminin profane (La Vénus d'Urbin).

  • École de Fontainebleau : Le maniérisme français a largement cultivé un nu érotisé et sophistiqué (Gabrielle d'Estrées et une de ses sœurs), destiné à la cour royale.

Diane chasseresse, vers 1550

Sabina Poppea, vers 1570, Maître de l’École de Fontainebleau 

Dame à sa toilette, vers 1590, Maître de l’École de Fontainebleau

La naissance de l’Amour, vers 1560-1565, Maître de Flore

Vénus à sa toilette, vers 1550

Eva prima Pandora par Jean Cousin l'Ancien

  • École d'Anvers (Baroque flamand) : Rubens et son atelier ont fait du nu charnel, dynamique et expressif la signature du baroque flamand, souvent au service de grands sujets mythologiques ou religieux.

L'Union de la Terre et de l'Eau, de Pierre Paul Rubens

Diane et une nymphe surprises par un satyre - Antoine van Dyck

Ecoles de Barbizon, Ecouen, Pont-Aven

Jeune fille en vert par Camille Corot (Ecole de Barbizon)

Entrer dans le bain par Nicolae Grigorescu (Ecole de Barbizon)

Couseuse nue aux sabots - Auguste Etienne Baron (Ecole d'Ecouen)

Baigneuses à la vache rouge (1889) de Émile Bernard (Ecole de Pont-Aven)


2. Modernes (XIXe–XXe)

  • Degas — nus intimes, gestes quotidiens, lumière subtile.
  • Klimt — érotisme doré, symbolisme.
  • Renoir — sensualité lumineuse, carnation chaude.

Les Grandes Baigneuses 🔗  Auguste Renoir

Les Grandes Baigneuses de Pierre-Auguste Renoir, 1884

Les Baigneuses (vers 1918), de Pierre-Auguste Renoir

Pierre-Auguste Renoir - Grand nu

 Pierre Auguste Renoir. Nu féminin, 1876

  • Picasso — déconstruction, force expressive.

Pablo Picasso. Les Demoiselles d'Avignon, 1907

  • Modigliani — nus allongés, lignes continues, mélancolie.

Nu couché (sur le côté gauche) de Modigliani

Les peintures de nus d'Egon Schiele ont d'abord suscité l'indignation et le rejet. Comment un peintre pourrait-il oser montrer en public des représentations de corps nus aussi presque pornographiques ! Mais il s'est toujours intéressé à l'art réaliste. Comme les autres représentants de l'expressionnisme, il a rejeté la reproduction fidèle de la réalité. En tant qu'artiste, Egon Schiele a poussé à une interprétation abstraite de la réalité ; il voulait montrer les sentiments authentiques des femmes, des hommes, des enfants et des couples.


3. Contemporains (XXe–XXIe)

  • John Currin — ironie, hyper‑stylisation du féminin.
  • Lisa Yuskavage — féminité exacerbée, critique du regard.
  • Cindy Sherman (photo) — mise en scène du corps et du regard.
  • Nan Goldin (photo) — vérité intime, vulnérabilité.

Nus mixtes et érotisme : Nymphes, faunes et figures libres

Nus (Femmes dansant en cercle) de Francisco de Iturrino

« Adam et Ève » de FERNANDO BOTERO

Groupe de femmes amies de Lovis Corinth

Jeune fille nue par Lovis Corinth