1. 1950–1970 — Le “Musée imaginaire”
Les pochettes reprennent des tableaux entiers, comme un musée miniature.
– DG : Karajan / Beethoven, tableaux de Vermeer.
– Philips : Colin Davis / Berlioz, Delacroix.
– EMI : Menuhin / Bach, portraits classiques.
Esthétiques : Renaissance, Baroque, Romantisme.
2. Années 1980 — Le détail symbolique
Les labels privilégient les fragments, les textures, les atmosphères.
– Erato : Christie / Lully, détails français XVIIᵉ.
– Harmonia Mundi (ancienne DA) : Harnoncourt / Monteverdi, fresques italiennes.
– Teldec : Leonhardt / Bach, motifs baroques.
Esthétiques : Symbolisme, Impressionnisme, Expressionnisme.
3. 1990–2005 — Les signatures éditoriales
Chaque label adopte une identité visuelle forte et cohérente.
– Alpha (ancienne période) : Leçons de Ténèbres → Georges de La Tour.
– Alpha : Monteverdi – Madrigali → détail vénitien XVIᵉ. – Opus 111 : Jacobs / Cavalli, peintures baroques italiennes.
– Ricercar : gravures anciennes, iconographie luthérienne.
Esthétiques : peinture ancienne, art sacré, baroque.
4. Depuis 2005 — L’hybridation totale
Peinture, photo, graphisme et abstraction se mélangent librement.
– ECM : Schiff / Beethoven, photos minimalistes.
– Harmonia Mundi (nouvelle DA) : Pygmalion / Bach, portraits + graphisme.
– Pentatone : Nézet‑Séguin / Mahler, abstractions colorées.
– Alpha : Langlois de Swarte, clair‑obscur contemporain.
Esthétiques : minimalisme, abstraction, photographie artistique.
5. Depuis 2015 — L’esthétique cinématographique
Portraits dramatiques, clair‑obscur, atmosphères proches du film d’auteur.
– Sony Classical : Víkingur Ólafsson, lumière nordique.
– DG : Yuja Wang, couleurs saturées.
– Alpha : ensembles baroques, clair‑obscur inspiré du cinéma.
– ECM : portraits sculptés par la lumière.
Esthétiques : photographie dramatique, néo‑expressionnisme.
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